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#ReinventWork par ACSEL : 3 points clés pour appréhender les métiers du futur

#ReinventWork par ACSEL : 3 points clés pour appréhender les métiers du futur

À l’occasion de la table ronde de la commission #ReinventWork, organisée par l’association ACSEL, Isabelle Rouhan (Auteure du livre « Les métiers du futur »), Corinne Diemunsch (DRH Limonetik), Vincent Montet (Directeur MBA DMB à l’EFAP), Perrine Grua (Directrice Innovation Réseau Compétences & Développement) et Tristan Desplechin (Fondateur Hiveworks) se sont exprimés sur leur vision, les paradoxes et les enjeux des métiers du futur.

« 60 % des meilleurs métiers des 10 années à venir n’ont pas encore été inventés »

Thomas Frey

Au-delà du sujet phare de l’apport du digital dans l’identification des talents et compétences d’avenir, nous retiendrons de leurs échanges 3 points transversaux tout aussi essentiels à la transformation des métiers :

La formation professionnelle est confrontée à plusieurs paradoxes

  • Une demande de plus d’agilité et de réactivité dans l’adaptation des programmes face à des métiers plus mouvants vs. Des procédures administratives encore rigides
  • Le besoin de proposer des formations certifiantes pour crédibiliser les nouvelles compétences vs. Un intérêt de plus en plus important pour les certifications techniques délivrées par les entreprises type SAP, Google, Microsoft etc…
  • La prise d’autonomie des apprenants dans leurs démarches de formation vs. Une faible proactivité dans les demandes de formation des collaborateurs au sein de l’entreprise
  • L’obligation de justifier les prises de poste effectives des apprenants via les fiches d’insertion vs. Une incapacité réelle à définir si le métier aura une pérennité dans le temps et/ou si l’apprenant ne va pas marquer une rupture avec son parcours initial

Le futur des compétences, c’est aussi la diversité

On peut distinguer 5 catégories de diversité qui selon les enjeux de l’entreprise peut permettre d’augmenter jusqu’à 35% la croissance de l’entreprise dont sa capacité d’innovation :

  • la diversité de genre ;
  • la diversité générationnelle ;
  • la diversité culturelle ;
  • la diversité d’orientations sexuelles ;
  • la diversité sociale.

L’un des effets du manque de diversité sont les biais discriminant que l’Humain peut intégrer, consciemment ou non, aux variables des algorithmes de ses produits comme Amazon (dans le recrutement des femmes) ou l’outil COMPAS (dans l’identification des criminels récidivistes aux États-Unis). Ces biais peuvent à terme entacher sa marque employeur, limiter l’identification et la rétention de talents, mais aussi créer une certaine défiance chez les Clients si ce biais est révélé.

« Une entreprise peut mourir de peur« 

On retiendra simplement un fait marquant rappelé par Isabelle Rouhan sur la chute de l’empire Kodak :

La marque ne s’est pas effondrée à cause du numérique. Elle en est l’inventeur. La marque est morte car la peur des équipes pour gérer la transition n’a pas été déminée. Aucune action n’a été mise en place à cause de la peur, laissant une ouverture à des concurrents plus avancés. La peur peut tuer une entreprise.

Isabelle Rouhan, Auteure « Les métiers du futur », Fondatrice de Colibri Talent

En conclusion, ce premier événement de rentrée, de la commission #ReinventWork, nous a dressé les grandes lignes des enjeux de la transformation digitale mais aussi (et surtout) de la transformation culturelle qu’entreprise, école et organisme de formation doivent être en mesure d’expérimenter pour rester attractifs dans le futur.